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INTRODUCTION
L'eau pour hémodialyse représente 97 % de la composition du dialysat, à considérer
comme le principal médicament des insuffisants rénaux traités par hémodialyse. En
effet, au cours d'une séance de dialyse de 5 heures en moyenne, le sang des patients est
mis en contact au travers de la membrane du dialyseur avec 150 litres de dialysat dont
environ 145 litres d'eau.
Les patients dialysés sont sensibles à toute variation anormale de la qualité de l'eau
utilisée pour l'hémodialyse (eau traitée à partir de l'eau du réseau de distribution
publique).
Cette sensibilité a été confirmée au mois de décembre 95, quand des patients
dialysés de l'unité d'autodialyse de Laval ont fortement réagi par une baisse de leur
taux d'hémoglobine. Les résultats d'analyse de l'E.C.H.O. et du Centre Hospitalier
Général de Laval dans la semaine qui a suivi, ont montré la présence de chlore total
et de chloramines à des doses élevées (supérieures à 0,3 mg/l), sur l'eau de
distribution publique. Ces résultats ont été confirmés par certaines personnes du
Service des Eaux et par d'autres intervenants consommateurs. L'usine des eaux de Laval est
alimentée par une eau de surface (rivière La Mayenne).
Une à deux séances de dialyse avec des taux de chloramines supérieurs à 0,35 mg/l ont
suffi pour entraîner une baisse du taux d'hémoglobine de 1 à 4 g/100 ml par hémolyse.(1)
Il y a donc eu fermeture du site et mise en place d'un traitement par charbon actif
spécifique adapté à l'adsorption des chloramines.
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